CARTOGRAPHIE ASSAINISSEMENT

Cartographie des PASH - grand public

Extranet

Login : 
Password : 

Un peu de bon sens

La situation va-t-elle vraiment s'améliorer en appliquant les bonnes pratiques ?

Le CERVA (Centre d'Etude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques) a mis en évidence, à l'occasion d'une étude dans le bassin du Nil (cours d'eau du Brabant wallon) au cours des années 1998-1999*, qu'une fraction importante des produits phytosanitaires retrouvés dans ce ruisseau provenait de "pertes ponctuelles" liées à la manipulation du produit (préparation du mélange à pulvériser, rinçage du pulvérisateur après emploi, évacuation du fond de cuve, etc.). Il a ainsi été démontré, pour ces deux années, que les pertes ponctuelles contribuaient pour 50 à 75 % (selon la substance) de la quantité de produit retrouvée dans le ruisseau. Le pourcentage de la quantité totale appliquée retrouvé dans les eaux est quant à elle comprise entre 0.44 et 2.14 % selon la substance.

Un projet pilote a été lancé en 2000 dans le but d'obtenir une réduction de la quantité de produit phytosanitaire atteignant les eaux du Nil. Sachant que les pertes ponctuelles relèvent de la responsabilité de l'utilisateur du produit, le moyen d'action choisi fut la communication. Les utilisateurs agricoles et non agricoles ont été sensibilisés au problème des pertes directes et ont été invités à adopter les bonnes pratiques. Le résultat de cette intervention a pu être quantifié directement en comparant les quantités de produits phytosanitaires retrouvées dans le Nil après la communication des bonnes pratiques (campagnes 2000 et 2001) avec celles des deux années précédentes (campagnes 1998 et 1999). Après deux années de sensibilisation, la quantité de produits retrouvée dans le Nil a été réduite de 60 à 80 % (selon la substance).

Ce projet pilote démontre clairement l'efficacité des bonnes pratiques. Il n'est pas évident d'effectuer le même test pour les eaux souterraines car le temps de réponse est beaucoup plus long. Mais dans un certain nombre de cas (p. ex. nappes alluviales comme celle de la Meuse, nappes dans des sols calcaires fissurés), la qualité des eaux superficielles influencent rapidement celles des eaux souterraines. On peut alors retrouver dans les eaux souterraines les mêmes produits, avec les mêmes variations saisonnières ou les mêmes pics que dans les eaux de surface qui les alimentent. Le cas de la contamination du puits d'Ohain est un autre exemple des conséquences d'une mauvaise pratique d'un utilisateur non averti sur la qualité des eaux souterraines.

Le respect des bonnes pratiques permet de diminuer l'impact des applications de produits phytosanitaires sur la qualité de l'eau.

* recherche financée à 70% par la DG6 du Ministère Fédéral des Classes Moyennes et de l'Agriculture, et à 30% par la DG4 et par Phytophar

** ce projet pilote a été financé par la Direction Générale des Ressources Naturelles et de l'Environnement du Ministère de la Région wallonne, Phytofar, Bayer CropScience et Syngenta Crop Protection

Tous les événements >>


Powered by AToms©Logo d'AToms by IMmedia sa
Design : Cible